Premier contact avec Linux

De Wiki de la communauté Mandriva.


J'ai souhaité cette page courte, facile, progressive, rassurante et incitative au moins à essayer Mandriva

Cette page s'adresse à ceux qui ne connaissent de Linux ou de Mandriva que le nom ou l'excellente réputation. Cette page représente le minimum à connaître pour être ensuite en mesure de comprendre et mettre à profit les autres pages du Wiki ou l'assistance du Forum
Astuce !
Nous vous recommandons de tout lire une première fois sans vous occuper des liens puis de relire en allant les consulter.

Sommaire

Historique

L'ancêtre Unix

Dans les années 1970, l'informatique consistait en un gros système très puissant et très cher (qui occupait une pleine salle) auquel des dizaines, voire des centaines de terminaux étaient raccordés, avec autant d'opérateurs sollicitant l'unité centrale. Le système d'exploitation était le plus souvent de la famille des Unix, et, de par l'architecture retenue, Unix devait être multi-tâche et multi-utilisateur. C'est-à-dire qu'il lui fallait assurer la sécurité et la confidentialité des données en gérant les droits de chaque opérateur. Il ne fallait pas non plus qu'une fausse manoeuvre de l'un d'eux perturbe le travail des autres. Vers 1978, apparurent les micro-processeurs qui devinrent la famille x86, des puces très puissantes pour l'époque. Cela donna l'idée à IBM de les utiliser pour réaliser un micro-ordinateur, appelé "Ordinateur Personnel" (Personal Computer ou PC en anglais). L'avantage était de permettre à certains cadres d'une entreprise d'avoir une machine à leur totale disposition et à temps complet. Pour puissants qu'ils étaient, les premiers micro-processeurs ne pouvaient pas faire tourner Unix et toutes ses fonctions. Un concours d'idées fut lancé par IBM et gagné par une jeune société, Microsoft. Le défi était de créer un système d'exploitation capable de tourner sur un micro-processeur. Pour ce faire, on supprima de nombreuses fonctions. En effet sur un PC les fonctions de réseau, de confidentialité, de sécurité, de gestion des droits, etc., sont devenues inutiles puisqu'il est dédié à une seule personne. Ainsi naquit MS DOS et son successeur Windows.

L'enfant GNU/Linux

En 1983 Richard Stallman, programmeur de génie (langage C), avait lancé le projet GNU qui consistait à ré-écrire complètement Unix pour qu'il soit compatible avec les nouveaux systèmes et librement accessible à tout le monde (étudiants notamment) ; la partie consacrée au noyau (projet Hurd) fut un demi-échec. R. Stallman créa l'année suivante la Free Software Fondation pour donner un cadre juridique à son action et la licence GPL. En 1991, la puissance des micro-processeurs avait explosé, et un jeune étudiant finlandais, Linus Torvalds entreprit de ré-écrire le noyau Unix pour qu'il soit exploitable sur un processeur 80386, en conservant toute sa richesse. Le noyau Linux est né, ainsi nommé en référence au prénom Linus et au X traditionnel des Unix. L. Torvalds a choisi la licence GPL pour son noyau, faisant de l'ensemble GNU/Linux un système d'exploitation, complet puissant et libre.
À noter !

En 1984, Steve Jobs, créa son système d'exploitation MAC OS basé sur un Unix libre (BSD Unix). Bien plus tard, Windows aussi intégrera des bribes logicielles Unix libre.

Très loin d'être un système marginal, Linux au contraire repose sur des bases reconnues de tous.
Aujourd'hui, Linux est très courant dans les téléphones mobiles, les "boxes Internet", les netbooks, les GPS, les PDA, les téléviseurs, les disques multimédia, etc.

Définitions

  • Linux : c'est le noyau seul (kernel, en anglais)
  • GNU : éléments nécessaires au fonctionnement d'un système d'exploitation. Par exemple, le compilateur, l'interpréteur de commandes, le débogueur, la manipulation du système de fichiers, etc.)
  • GNU/Linux : le système d'exploitation complet sans interface graphique, il fonctionne en ligne de commande. Il est souvent abusivement appelé Linux.
  • Bureau : interface graphique qui permet d'utiliser le système d'exploitation en utilisant la souris avec des menus déroulants, des fenêtres, des icônes etc. Il existe une dizaine de bureaux au choix pour GNU/Linux.
  • Distribution : ensemble complet prêt à fonctionner. Elle comprend GNU/Linux + Bureau(x) + Applications + Outils. Exemple : Mandriva, Ubuntu, Debian, Fedora, etc.
  • Paquetage : ensemble compressé de fichiers contenant tous les programmes nécessaires à l'installation d'une application. Un paquetage est spécifique pour une architecture (x86-32 par ex) et pour une distribution. Mandriva utilise les paquetages au format RPM.
  • Libre : conforme à la licence GPL. Cela signifie que le logiciel est fourni avec les sources et qu'il peut être librement utilisé, copié, modifié et diffusé. En cas de modification, les sources de la modification doivent être fournies à leur tour. Logiciel libre est opposé à logiciel propriétaire, pour lequel l'éditeur garde le monopole de la diffusion et de la modification.
À noter !
Libre ne signifie pas gratuit, il est possible de vendre du libre et des logiciels propriétaires peuvent être gratuits (Acrobat Reader, Flash Player, Internet Explorer, etc.)

Caractéristiques essentielles de GNU/Linux

De par son origine unixienne, GNU/Linux possède les principales caractéristiques suivantes :

  • Multi-utilisateur : plusieurs utilisateurs peuvent accéder simultanément à un seul ordinateur sans que l'action de l'un puisse perturber les autres.
  • Multitâche : véritable multitâche préemptif, c'est-à-dire que la tâche de fond est réalisée pendant les arrêts de la tâche prioritaire (attente accès disque, par exemple). Il n'y a aucun ralentissement de cette dernière. Le plantage d'une tâche n'entraîne pas le plantage des autres.
  • Interopérable : Linux peut exploiter de nombreux protocoles réseau et cohabiter avec Unix, Windows, Apple, Novell...
  • Stable : Linux peut tourner des mois sans redémarrer, même si des mises à jour sont réalisées, même si un matériel nouveau est connecté (un mois maxi pour un système Windows). Il n'existe pas de fragmentation du disque.
  • Sûr : les mots de passe ne sont pas outre-passables, les virus et autres pouriciels y sont inopérants.
  • Puissant : véritable 64 bits disponible, véritable multiprocesseur (jusqu'à 4). La différence est très sensible pour l'encodage ou le montage vidéo.

Les différences fondamentales entre Windows et GNU/Linux

  • Les lettres (C:, D:) ne sont pas utilisées pour désigner les unités :

Sous GNU/Linux, le premier disque est appelé hda pour IDE ou sda pour SATA; hdb ou sdb pour le deuxième, etc. Les différentes partitions sont numérotées, hda2 désigne la deuxième partition du premier disque.

  • Le système de fichiers Ext3 remplace NTFS :

Le système de fichiers est journalisé, cela permet de garantir que toute tâche sera correctement réalisée. Si une coupure de courant ou un plantage intervient pendant l'exécution d'une tâche, dès le retour à la normale, le journal indique à Linux où en est l'opération, et celle-ci peut reprendre et se terminer tout à fait normalement. Linux sait lire et écrire sur les partitions FAT32 et NTFS, mais Windows ne reconnait pas Ext3.

  • Les chemins utilisent / au lieu de \ :

Exemple : le chemin Windows Mes documents\mes images\toutou.jpg devient Mon compte/Images/toutou.jpg

  • Les extensions sont facultatives :

Vous pouvez continuer à enregistrer vos documents avec une extension, mais ce n'est pas obligatoire. Il n'y a aucun lien entre l'extension et l'application utilisée.

  • Trois partitions plutôt qu'une :

Linux est avantageusement installé sur trois partitions (ce n'est pas obligatoire). La partition système, notée / contient le système d'exploitation. La partition /home contient toutes les données personnelles et la configuration des applications. La partition /swap contient une image de la mémoire. Les avantages : Lors d'un changement de version, seul / est formaté, et au redémarrage, tous les documents personnels et toutes les configurations sont toujours là. Firefox retrouve ses favoris, historique ... Thunderbird, les mails, carnets d'adresse, ... Le bureau retrouve ses icônes, ses couleurs, etc. Swap sert d'extension de la RAM mais aussi de copie non volatile de celle-ci. Vous pouvez travailler des heures sur votre traitement de texte sans avoir sauvegardé, une coupure électrique ne vous fera pas perdre la moindre virgule.

Aller plus loin : « Partitionner » «  Installation_Mandriva_en_double-démarrage_:_le_B.A._BA. »

  • Les dépôts :

Tous les programmes disponibles et leur mise à jour sont présents sur des sites miroirs appelés "Dépôts" ou "Sources". Dès la fin de l'installation, il y a lieu de "Configurer les sources", c'est à dire indiquer celles que l'on désire et leur emplacement. Applications, outils, pilotes, ... s'installent et se désinstallent alors en quelques clics sans perte de temps à chercher. Ensuite les mises à jour sont automatiquement assurées à chaque changement d'indice.

Aller plus loin : « Configurer les dépôts officiels » « Source »

  • Les pilotes et les codecs:

Ne courrez plus après eux. Ils sont dans les dépôts comme tous les autres programmes et, une fois installés, leurs mises à jour sont automatiques.

Aller plus loin : « Installer et supprimer des logiciels »

  • Deux mots de passe :

Sauf exceptions, les distributions GNU/Linux utilisent deux mots de passe. Le mot de passe utilisateur pour se connecter à sa session (idem Windows) et le mot de passe "Root" ou "Super-utilisateur" ou "Administrateur" qui vous permet d'avoir tous les droits (installation, configuration système, ...). Sous Windows, tous les utilisateurs ont les mêmes droits (quasiment aucun, impossible qu'ils installent une application). Sous GNU/Linux, l'administrateur peut personnaliser les droits de chaque utilisateur, en général, l'utilisateur peut tout faire dans son propre compte, utiliser certains périphériques, mais en aucun cas mettre le système en péril.

  • Vous avez le choix du bureau :

Le système Windows n'est pas dissociable de l'interface graphique et bien souvent, c'est le bureau qui consomme l'essentiel des ressources. Sous GNU/Linux vous avez le choix selon votre désir de privilégier la puissance disponible (bureaux légers Xfce, LXDE, E17,...) ou la convivialité et l'esthétisme (bureaux évolués KDE, Gnome, ...). Il suffit de redémarrer la session pour passer d'un bureau à l'autre en 15 ou 20 secondes.

Aller plus loin : « KDE4 » « GNOME » « Xfce » « LXDE »

Assurer la continuité dans l'exploitation des documents

Malgré ses nombreux avantages, passer à Linux reste une utopie si l'on ne peut pas assurer la continuité dans l'utilisation des documents existants. Plusieurs solutions s'offrent à vous :

  • Les applications compatibles :

Il existe, pour la bureautique notamment, des applications fonctionnant sous Linux et capables de lire et modifier les documents créés sous Windows. On peut citer OpenOffice.org capable d'exploiter les documents de Microsoft Office. Pour Internet, Firefox, Thunderbird et Kopete, peuvent récupérer les éléments d'Internet Explorer, d'Outlook et de MSN. Tous ces logiciels libres peuvent lire la partition de Windows et ouvrir les documents qui s'y trouvent (ce sont des exemples, le choix est grand). Bien sûr, Mandriva possède toutes les applications pour lire les standards jpeg, pdf, mp3, avi, mid, wav, divx, etc.

  • Le dual boot :

Si, avant l'installation de Linux, vous possédez déjà Windows, celui-ci restera accessible après l'installation de Mandriva. Au démarrage, un menu vous demandera de choisir entre Windows et Mandriva. Il est toujours possible de revenir, si nécessaire, à l'utilisation d'applications ne fonctionnant que sous Windows.

image:Menu_demarrage.jpeg
Après l'installation de Mandriva, choix du système à lancer a chaque démarrage du PC.


  • Virtual box :

Cet émulateur permet d'installer Windows dans une machine virtuelle créée par Mandriva. Vous pouvez alors utiliser vos applications dans une fenêtre Windows sans quitter Mandriva.

  • Wine :

Wine est un émulateur, c'est-à-dire un logiciel qui recrée la façon dont Windows traite les applications. Destiné à ouvrir certaines applications Windows dans Mandriva. Il n'a pas la même performance pour toutes les applications.

À noter !
Sauf exception, ces solutions sont transitoires, car très vite vous produirez des documents nativement sous des applications Linux.

Aller plus loin : « Equivalence logiciels par groupe »

Mandriva

Mandriva est une distribution réputée pour sa simplicité, donc adaptée à la découverte de Linux. Elle existe en plusieurs versions (One, Free, Powerpack et Flash) qui sont adaptées au particulier, au travailleur indépendant ou à la TPE. D'autres versions sont dédiées à l'entreprise.

Aller plus loin : « Choisir la bonne édition »

Obtenir la Mandriva que vous avez choisie :

Gravure de l'ISO : Avant la gravure, il faut vérifier l'intégrité du fichier ISO téléchargé, cela évitera des ennuis pendant l'installation. Ensuite procéder à la gravure en choisissant bien l'option "Graver une image ISO" (si vous réalisez une gravure de données, l'installation sera impossible).

Aller plus loin : « Graver des ISO sur CD ou DVD »

Installation de Mandriva  : Il faut disposer d'environ 10 Go minimum. Une partition vierge est parfaite, sinon il est possible d'utiliser une partition partiellement occupée, y compris celle qui contient Windows car Linux sait redimensionner une partition sans perte de données. Il faut alors procéder à une défragmentation préalable. L'installateur vous fera des propositions. Il est fortement recommandé d'avoir une connexion Internet, filaire de préférence, pour les mises à jour de post installation et la configuration des sources (nécessaires pour obtenir un pilote wifi par exemple).

Aller plus loin : « Installer Mandriva Linux One » « Installer Mandriva Powerpack »

Le tour du propriétaire

Une fois votre distribution installée, ouvrez le gestionnaire de fichiers (suivant votre bureau il s'agit de Dolphin, Konqueror, Nautilus ou autre).

Aller plus loin : « La hiérarchie du système de fichiers »

Pour gérer votre PC, Mandriva vous offre le Centre de Contrôle Mandriva (CCM ou MCC en anglais). Il est un peu l'équivalent du Panneau de Configuration de Windows

Aller plus loin : « Centre de Contrôle Mandriva »

Un exemple de configuration de Mandriva avec le bureau GNOME : Configuration avec GNOME

La console

Vous pouvez tout à fait n'utiliser Mandriva qu'en mode graphique, comme Windows. Mais dans certains cas, la console permet des actions impossibles en mode graphique (ce sont donc souvent des actions impossibles sous Windows). A titre d'exemple :

  • Tuer une application qui tourne en boucle, sans perturber les autres
  • Consulter les informations retournées par le système lors du fonctionnement d'une application.
  • Obtenir rapidement les informations demandées par le spécialiste qui vous aide
  • ...

Pour en savoir plus

Vous êtes invité à poursuivre la découverte en lisant le Wiki : « Accueil » et notamment les liens de cette page Migration à l'intention des nouveaux arrivants. Pour résoudre un problème, pour à votre tour aider les autres, pour obtenir des informations ou tout simplement échanger avec la communauté, de nombreux moyens vous attendent :